Île-de-France : Ecoquartiers - Réduire les émissions de GES par le chauffage urbain, alimenté en énergies renouvelables et de récupération

publié le 3 janvier 2012 (modifié le 12 mars 2012)

Diaporama de la DRIEA présentant deux projets d’écoquartiers desservis par réseau de chaleur : les Docks de Ris, Ris-Orangis (91) et le quartier Hoche , Nanterre (92).

Extrait du rapport de la DRIEA "Éco-quartiers, quels effets de levier organisés sur leur territoire ?" paru le 19 décembre 2011.

En Ile-de-France, près de la moitié des 700 millions de m² bâtis existants est difficilement isolable par l’extérieur du fait de la modénature des façades, coûteux par l’intérieur du fait de la diminution des surfaces utiles qu’elle engendre.

Ce bâti est généralement situé en zone dense, là où le chauffage urbain offre l’opportunité de réduire de façon drastique les émissions de gaz à effet de serre en combinant trois moyens :

  • L’alimentation des chaufferies avec des énergies à faible émission de gaz à effet de serre (bois, géothermie, etc.), peu ou pas polluantes ;
  • Leur raccordement aux usines de traitement des ordures ménagères ;
  • L’interconnexion des réseaux, afin d’optimiser le recours aux EnR&R.



Pour autant, des travaux d’isolation minimum sont nécessaires. Par ailleurs, les quartiers nouveaux, sous RT 2005 voire 2012 se prêtent peu au chauffage urbain mais permettent de brancher les bâtiments existants à l’occasion de leur aménagement. Les émissions de gaz à effet de serre peuvent alors être divisées par 300 par le recours à la chaleur décarbonée distribuée par les réseaux de chaleur.

Cette réduction drastique permet une moindre isolation, notamment des logements sociaux difficiles à isoler par l’extérieur. Pour que les charges restent dans des limites acceptables devant l’augmentation inéluctable du coût des énergies fossiles, l’alimentation par la géothermie, les énergies de récupération des ordures ménagères est alors à privilégier. L’alimentation par la biomasse est aussi envisageable si son coût d’approvisionnement n’est pas indexé sur celui des énergies fossiles : les bois-déchets de tailles de végétaux urbains et des bois communaux
peuvent en faire partie.

Afin de construire une stratégie régionale concentrée dans le cadre de la gouvernance à 5, une démarche copilotée par le Préfet de Région et le Président du Conseil Régional a été lancée début 2011. Elle vise à établir un plan global de substitution des énergies du chauffage urbain ainsi qu’un plan de développement permettant de raccorder 2 à 4 fois plus d’équivalent logements en Ile-de-France que le million aujourd’hui raccordé.


Télécharger :

Flux RSS des commentaires